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  • Régime général des obligations – UE2

    Vous trouverez ci-dessous les archives des annales d’examen d’Alter Paris XII. Nous vous remercions de ne pas le diffuser sur les réseaux sociaux.

    Cours de Monsieur Masson du premier semestre de L3

    Durée : 1 heure – Aucun document autorisé

    Vous devez répondre de manière exhaustive aux questions suivantes :

    2020/2021 – Session 1

    1. Celui qui cède sa dette est-il libéré par l’effet de la cession?
    2. Le paiement fait à une personne autre que le créancier est-il valable?
    3. Quels actes peut-on attaquer par la voie de l’action paulienne?
    4. Dans l’obligation alternative, qui a le choix de la prestation à exécuter?

    2020/2021 – Session 2

    1. Quid de la renonciation à une condition suspensive ou résolutoire?
    2. Quelles exceptions le débiteur cédé peut-il opposer au cessionnaire agissant contre lui?
    3. Celui qui paye involontairement la dette d’autrui dispose-t-il d’un recours?
    4. En cas de délégation, qu’advient-il de l’éventuelle créance du délégant contre le délégué?
  • Droit fiscal général – UE2

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    Cours du Professeur Maitrot de la Motte

    2024/2025 – Session 1

    Durée : 1 heure – Aucun document autorisé

    Les étudiants devront répondre aux deux questions suivantes :

    1/ L’impôt sur les sociétés est-il un impôt direct ou indirect ? justifiez votre réponse en une vingtaine de lignes.

    2/ Il est habituel de considérer qu’il existe trois types dimpôts : les impôts sur les revenus, les impôts sur la dépense, et les impôts sur le patrimoine. Vous définirez cahcun de ces types d’impôts et donnerez à chaque fois, à titre illustratif, deux exemples.

    2024/2025 – Session 2

    Les étudiants devront répondre aux deux questions suivantes :

    1/ L’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dispose que « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ». Donnez deux exemples de mise en oeuvre de cette disposition.

    2/ L’impôt sur le revenu est-il un impôt direct ou indirect ? Justifiez votre réponse en une vingtaine de lignes.

    2023/2024 – Session 1

    Durée : 1 heure – Aucun document autorisé

    Les étudiants devront répondre aux deux questions suivantes :

    1. L’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dispose que « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés ». Donnez deux exemples de mise en oeuvre de cette disposition.
    2. Il est habituel de considérer qu’en droit fiscal, le principe de la légalité fiscale est un principal cardinal. Développez cette idée au moyen de deux arguments.

    2020/2021 – 1ère session

    Durée : 2 heures – Aucun document autorisé

    Les étudiants doivent répondre aux trois questions suivantes :

    1. Définissez la légalité fiscale
    2. Qu’est-ce qu’un impôt ?
    3. Il est habituel de considérer qu’il existe trois types d’impôts : les impôts sur les revenus, les impôts sur la dépense et les impôts sur le patrimoine. Vous définirez chacun de ces types d’impôts et donnerez à chaque fois, à titre illustratif, deux exemples.

    ALTER SKI 2026

  • Libertés fondamentales I

    Vous trouverez ci-dessous les archives des annales d’examen d’Alter Paris XII. Nous vous remercions de ne pas le diffuser sur les réseaux sociaux.

    Cours de Madame Altwegg-Boussac

    Aucun document autorisé

    2020/2021 – 1ère session

    Répondez aux questions suivantes – durée : 1h30

    Que signifient les terminologies « droits de l’homme », « libertés publiques », « libertés fondamentales » ? (7pts)

    Expliquez ce qu’implique la compétence du législateur en matière de libertés fondamentales ? (5pts)

    Expliquez les méthodes d’interprétation de la Cour européenne des droits de l’homme (5pts)

    Citez brièvement les grandes sources des libertés fondamentales, en distinguant les niveaux constitutionnel, européen, international (3pts)

    2020/2021 – 2ème session

    Répondez aux questions suivantes – durée 1h30

    Définissez précisément le contenu du Préambule de la Constitution de 1958 (3pts)

    Expliquez l’opposition entre droits-libertés et droits-créances (4pts)

    Qu’est-ce que le contrôle de l’incompétence négative du législateur? (4pts)

    Peut-on parler d’un « dialogue des juges » en matière de libertés fondamentales (4pts)

    L’ordre public contient-il des valeurs ? (5pts)

  • Les matières du Semestre 1 de la Licence 1

    Le premier semestre de la Licence 1 est composé de plusieurs matières.

    Il y a les matières dite « FONDAMENTALES » ou « MAJEURES » et les matières dite « MINEURES ».

    Les matières MAJEURES sont au nombre de 3 :

    • Introduction historique au droit (ou Histoire du droit)
    • Introduction générale au droit
    • Droit constitutionnel

    Ces matières comportent à la fois des cours magistraux (CM) et des travaux dirigés (TD). L’exigence dans ces disciplines est forte. L’épreuve finale est écrite, elle peut prendre la forme d’une dissertation, d’un cas pratique, d’un commentaire de texte ou d’un commentaire d’arrêt.

    Il s’agit des matières qu’il faudra le plus travailler.

    S’y rajoute la matière Méthodologie documentaire qui vous permettra de savoir chercher des références juridiques et qui constitue aussi une matière considérée comme indispensable à maîtriser pour la suite de vos études. Il ne s’agit pas d’une matière à TD.


    Les petites matières ou Mineures sont des matières qui paraissent moins importantes mais qu’il ne faut pas pour autant négliger car une bonne note dans ces disciplines influe sur un passage ou une mention. Ces matières ne contiennent pas de TD. Il est fortement conseillé de suivre les cours. Les épreuves dans ces matières sont généralement un QCM, des questions de cours ou un oral.

    Il y aura Institutions administratives et judiciaires qui dresse tout le panorama des tribunaux français. A travailler absolument car considéré comme une base d’enseignement en droit.

    Ensuite, il faudra choisir deux matières parmi la liste suivante :

    • Sociologie et philosophie du droit

    Matière accessible même pour ceux n’ayant pas fait de philosophie auparavant. Il s’agit d’un cours qui invite beaucoup à la réflexion sur le droit et ses origines. L’examen consiste en des questions de cours qui porte en général sur des notions basiques étudiées dans le cours. Le cours est très riche en interactions avec la professeure.

    • Vie politique

    Destiné à tous ceux qui souhaitent acquérir une culture politique pour débuter sa licence ! Un atout non négligeable à ajouter à vos copies de droit constitutionnel. Sachant que la vie politique française est très riche et faite de rebondissements multiples, cette matière vous apporte une vision très générale de son évolution. Elle est essentielle pour comprendre les contextes politiques qui ont influé sur l’évolution du droit dans le temps car entre politique et droit, il n’y a qu’un pas !

    • Economie politique

    Il n’est pas utile d’avoir fait de l’économie au lycée pour pouvoir prendre cette matière. Elle reprend les bases de l’économie pour les expliquer et les analyser. Pour toutes les personnes qui souhaitent s’initier à l’économie et qui souhaitent en acquérir les bases de compréhension.

    • Histoire des institutions romaines

    Cette matière traite essentiellement du fonctionnement du système institutionnel romain sur la période -753 à 476. Vous allez y étudier comment sont nés les institutions à Rome, leur fonctionnement et leur évolution et ce que la société d’aujourd’hui a conservé, modifié ou s’est largement inspiré. Matière purement historique qui demande beaucoup d’apprentissage et qui permet de mieux comprendre certains aspects du fonctionnement des institutions d’aujourd’hui.

    • Histoire contemporaine

    A tous les férus d’histoire, et même les débutants curieux, cette matière vous donne de bonnes bases historique sur l’Histoire de France. Quoique très similaire au cours de vie politique, cette matière vous donne une approche historique plus précise et moins politique. Un cours très complet qui demande beaucoup de curiosité et d’envie de développer ou affermir sa culture générale.

    Les langues

    Il y aura une langue à choisir dans la Licence 1.. Ce choix est définitif pour toute l’année universitaire. Il ne s’agit pas de cours d’apprentissage basique mais de cours en langue étrangère sur les institutions de pays liées à la langue que vous aurez choisi. Il est nécessaire d’avoir un minimum de bagages dans la langue que vous choisirez car il n’y a pas de remise à niveau. La langue étrangère est enseignée uniquement en Travaux Dirigés, de ce fait, l’évaluation est la note de contrôle continu uniquement. Il faut faire donc preuve d’assiduité et de travail régulier.

    Si vous avez des questions, n’hésitez pas à venir nous voir, on se fera un plaisir de vous répondre !

  • Droit des libertés fondamentales II – DLF 2 – UE2

    Cours de libertés fondamentales du semestre 2 de M. Béligh Nabli

    2019/2020 – session 1

    Répondez à ces 3 questions :

    1. Quel est l’intérêt et quelles sont les limites de la classification des libertés fondamentales en diverses générations ? (6 points)
    2. Des « discriminations positives » sont-elles possibles en droit des libertés fondamentales ? (7 points)
    3. Y a-t-il des limites à la liberté d’expression ? (7 points)

    ou

    Répondez à ces 3 questions :

    1. Que signifie le « droit à la vie » ? (6 points)
    2. En quoi consiste le droit à l’égalité ? (7 points)
    3. La laïcité : limite à la liberté religieuse ? (7 points)
  • Responsabilité civile – S4 – M. Grosser

    2019/2020

    Epreuve en distanciel, en première session pour les dérogatoires et ceux qui n’avaient pas pu suivre des TD à cause du confinement, durée : 2H

    Résoudre tous les cas pratiques. 

    Marion et Héléna, deux sœurs de 28 et 31 ans, viennent vous faire part de leurs soucis et sollicitent vos conseils avisés : 

    1) Le 10 mars dernier, Marion, très motivée, se rend à pied à son entretien d’embauche. Sur le trajet, Vincent, 22 ans, qui achevait sa balade à vélo matinale, percute violemment Marion alors qu’il roulait sur le trottoir à grande vitesse. Marion et Vincent se retrouvent allongés sur le sol à quelques mètres du vélo dont la fourche avant est désormais complètement tordue. Surgit alors Hugo, 10 ans, sur ses nouveaux rollers, offerts par ses parents lors de son dernier anniversaire. Surpris, l’enfant ne parvient pas à éviter le vélo qui barre le trottoir : il le percute violemment avant de tomber lourdement sur Vincent.

    Vincent souffre d’une fracture du bassin, en raison de sa chute, ainsi que d’une fracture de la mâchoire car il a pris les rollers d’Hugo en plein visage.

    Hugo ne s’en sort pas trop mal, avec une fracture du bras sans gravité.

    Contre qui Vincent et Hugo (par l’intermédiaire de ses parents) peuvent-ils agir en responsabilité et à quelles conditions ? Quelles sont leurs chances de succès (ne pas oublier les éventuelles causes d’exonération) ?

    Quant à Marion, qui a bien évidemment raté son entretien d’embauche, elle se rend aux urgences car elle a très mal au dos. Le médecin qui l’a prise en charge lui annonce qu’elle devra subir une opération de la hanche, mais que, grâce à de nouvelles techniques, elle ne conservera aucune séquelle. Hélas, deux mois après l’opération, Marion n’a retrouvé qu’une toute petite partie de sa mobilité. Le médecin lui explique alors que son nerf sciatique a mal réagi à l’intervention et qu’elle gardera des séquelles toutes sa vie. Selon le médecin, il s’agit d’un risque lié à ce type d’intervention, mais dont la réalisation est tellement exceptionnelle qu’il n’a pas jugé bon d’en informer Marion. Marion est anéantie car elle n’aurait jamais accepté de se faire opérer si elle avait eu connaissance de ce risque. 

    Le fait d’avoir raté son entretien d’embauche peut-il constituer un préjudice réparable dont elle pourrait demander réparation à Vincent ? Vous préciserez également sur quel(s) fondement(s) ce dernier pourrait engager sa responsabilité et à quelle(s) conditions.

    Marion peut-elle engager la responsabilité du médecin qui l’a opérée et pour obtenir la réparation de quel(s) préjudice(s) ?      / 15 points 

    NB : la loi du 5 juillet 1985 relative à l’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation n’est pas applicable car aucun véhicule terrestre à moteur n’est impliqué dans cet accident.

    2) Héléna, qui gère des contrats d’assurance-vie dans une grande compagnie d’assurance a réclamé une augmentation à son patron, lequel le lui a refusé. Folle de rage, elle a alors décidé de « s’auto-augmenter » en détournant sur son propre compte bancaire une partie des sommes qui lui avaient été remises par les clients pour alimenter leurs contrats d’assurance-vie. Plusieurs clients ayant finalement découvert la fraude, ils souhaiteraient agir en réparation contre Héléna et contre son employeur. Est-ce possible et si oui, sur quel(s) fondement(s) et à quelles(s) condition(s) ?    / 5 points 

  • Droit pénal général – UE1 – S4

    2019/2020

    Traitez, au choix, l’un des sujets suivants : 

    1/ – Sujet : Dissertation 

    La volonté contrainte, source d’irresponsabilité pénale

    2/ – Sujet : Cas pratique

    Le chantier de rénovation des Halles historiques de Nabou implique cinq sociétés, dont la société « Le Millénaire », spécialisée en rénovation de structures métaliques, dirigée par M. Yann Solo. En novembre 2018, les ouvriers de la société devaient intervenir pour refaire la ferronerie supportant la coupole. Les procédures de sécurité prévues par les règlements en vigueur obligent les ouvriers à porter casque et harnais de sécurité pour effectuer ces réparations. Le harnais étant lourd et ralentissant les opérations, certains ouvriers ne le mettent pas lorsqu’ils effectuent des opérations à une hauteur « raisonnable ». Le 19 novembre 2018, M. Flèche, ouvrier spécialisé, travaillant dans la société depuis 15 ans, maîtrisant les techniques de rénovation parfaitement, a choisi de ne pas mettre le harnais. C’était un vendredi, il était pressé et voulait rentrer chez lui avant le retour de l’école de ses enfants. Posant le pied sur une plaque metalique rongée par la corrosion, cette dernière a cédé sous son poids. M. Flèche a fait une chute de près de 5 mètres et a subi une incapacité totale de travail de quatre mois. L’inspection du travail a constaté une violation des règles de sécurité et a établi un rapport. Des poursuites du chef d’atteintes involontaires à l’intégrité de la personne (article 222-19 Code pénal) et violation de l’article L 4741-1 du Code du travail ont été engagées à l’encontre de la société « Le Millénaire », de M. Yann Solo, son dirigeant, et de M. Vigie, chef d’équipe, chargé de la sécurité sur le chantier des Halles. En effet, lors de la signature du contrat, Monsieur Solo, avait chargé Monsieur Vigie de veiller sur tous les aspects techniques du chantier des Halles en échange d’une prime mensuelle. Monsieur Vigie, après 25 ans d’expérience de travaux publiques, a formé un grand nombre de travailleurs au travail du fer forgé, relevant de l’art et du patrimoine. D’ailleurs, il entretenait les meilleures relations avec les membres de son équipe. Il leur avait fourni un matériel très récent, ils disposaient de pauses régulières et avaient suivi des formations de mise à niveau peu de temps avant l’accident. De plus, M. Vigie se montrait compréhensif lorsque ses équipes ne mettaient pas le casque à cause de la chaleur ou n’utilisaient pas le harnais pour éviter de perdre du temps, il connaissait tous ces « inconvénients ». 

    A la suite de cette affaire, découragé par les contraintes de sécurité, M. Solo a décidé de changer de secteur d’activité et s’est lancé dans la commercialisation d’orchidées. Il a vendu la société « Le Millénaire » au leader français de rénovation de ferronerie d’art, la société « Art Nouveau », dirigée par M. Daum, en décembre 2019. M. Solo n’a rien caché des procédures en cours à l’encontre de sa société. Maître Omniscient, avocat de la société « Art Nouveau », a pourtant rassuré M. Daum sur cette affaire, même si ce dernier semblait garder quelques doutes sur son issue. La société « Art Nouveau » a donc absorbé « Le Millénaire » et pour sceller cet accord M. Daum a fait construire une serre dans les nouveaux locaux de M. Solo.

    La société « Art Nouveau » a été convoquée devant le tribunal correctionnel pour l’atteinte involontaire à l’encontre de M. Flèche au mois d’avril 2020. Furieux, M. Daum a demandé des comptes, à la fois, à son avocat, Maître Omniscient, mais aussi à M. Solo. Maître Omniscient lui a envoyé un mémoire d’explication de six pages. M. Solo lui a répondu qu’il ne savait pas comment l’aider. Encore plus furieux, M. Daum a envoyé deux de ses ouvriers, M. Mallet et M. Stevens, démonter la serre offerte à M. Solo. Ces derniers ont donc jeté les orchidées et démonté la serre qu’ils ont chargée dans deux camions, causant quelques dégradations au jardin de M. Solo. M. Solo porte plainte et les deux ouvriers, ainsi que M. Daum, se trouvent poursuivis pour le délit de destruction et dégradation d’un bien appartenant à autrui (article 322-1 code pénal). Les deux ouvriers contestent leur responsabilité, puisqu’ils n’ont fait qu’exécuter les ordres de leur employeur, alors que Monsieur Daum s’abrite derrière l’avis de Maître Omniscient.

    Les qualifications de droit pénal spécial vous sont indiquées, elles ne doivent pas être développées. Seules les questions de droit pénal général doivent être abordées.

  • Histoire du Droit – S2

    Histoire du Droit – S2

    2018/2019 – Session 1

    Après avoir lu le texte, répondre aux questions :

    Exposé des motifs du titre des donations entre vifs et des testaments par Bigot-Préameneu devant le Corps législatif, 2 floréal an XI, 17 septembre 1803 (Fenet XII 508 et s., extraits)

    « Il est difficile de convaincre celui qui est habitué à se regarder comme maître absolu de sa fortune qu’il n’est pas dépouillé d’une partie de son droit de propriété, lorsqu’on veut l’assujettir à des règles, soit sur la quantité des biens dont il entend disposer, soit sur les personnes qui sont l’objet de son affection, soit sur les formes avec lesquelles il manifeste sa volonté. Ce sentiment d’indépendance dans l’exercice du droit de propriété acquiert une nouvelle force à mesure que l’homme avance dans sa carrière. Lorsque la nature et la loi l’ont établi le chef et le magistrat de sa famille, il ne peut exercer ses droits et ses devoirs, s’il n’a pas les moyens de récompenser les uns, de punir les autres, d’encourager ceux qui se portent au bien, de donner des consolations à ceux qui éprouvent les disgrâces de la nature ou les revers de la fortune ; ces moyens sont principalement dans le meilleur emploi de son patrimoine et dans la distribution que sa justice et sa sagesse lui indiquent. (…)

    Quelques jurisconsultes opposent à ces idées d’indépendance dans l’exercice du droit de propriété que celui qui dispose pour le temps où il n’existera plus n’exerce point un droit naturel ; qu’il n’y a de propriété que dans la possession qui finit avec la vie ; que la transmission des biens après la mort du possesseur appartient à la loi civile dont l’objet est de prévenir le désordre auquel la société serait exposée, si ces biens étaient alors la proie du premier occupant ou s’il fallait les partager entre tous les membres de la société comme une chose devenue commune à tous. Ces jurisconsultes prétendent que l’ordre primitif et fondamental de la transmission des bien après la mort est celui des successions ab intestat et que si l’homme a quelque pouvoir de disposer pour le temps où il n’existera plus, c’est un bienfait de la loi. (…)

    Au milieu de ces discussions, il est un guide que l’on peut suivre avec sûreté : c’est la voix que la nature a fait entendre à tous les peuples et qui a dicté presque toutes les législations.(…) La loi civile, pour être parfaite à cet égard, n’a rien à créer et les législateurs ne s’en sont écartés que quand ils ont sacrifié à l’intérêt de leur puissance le plus grand avantage et la meilleure organisation des familles. (…) L’avantage que la loi peut retirer, en laissant agir la volonté de l’homme, est trop précieux pour qu’elle le néglige, et dès lors elle n’a plus à prévoir que les inconvénients qui pourraient résulter de ce qu’on aurait entièrement livré le sort des familles à cette volonté. Lorsqu’elle est démentie par la raison ; lorsqu’au lieu de l’exercice du plus beau droit de la nature, c’est un outrage qui lui est fait ; lorsqu’au lieu de l’exercice du plus beau droit de la nature, c’est un outrage qui lui est fait ; lorsqu’au lieu du sentiment qui porte à conserver, c’est un sentiment de destruction et de désorganisation qui a dicté cette volonté, la loi ne fait encore que la dégager des passions nuisibles pour lui conserver ce qu’elle a de raisonnable. (…)

    La volonté reste entière dans tout ce qu’elle a de compatible avec l’ordre public. (…) (Ainsi) les bonnes moeurs et l’autorité du mari ont toujours exigé que la femme mariée ne pût accepter une donation sans le consentement de son mari ; ou, en cas de refus de son mari, sans autorisation de la justice. (…) La loi doit prévoir qu’il est des abus inséparables de la faiblesse et des passions humaines et qu’il est des devoirs dont elle ne peut, en aucun cas, autoriser la violation. Les pères et mères qui ont donné l’existence naturelle ne doivent point avoir la liberté de faire arbitrairement perdre, sous un rapport aussi essentiel que celui de la fortune, l’existence civile ; et s’ils doivent rester libres dans l’exercice de leur droit de propriété, ils doivent aussi remplir les devoirs que la paternité leur a imposés envers leurs enfants et envers la société. C’est pour faire connaître aux pères de famille les bornes au-delà desquelles ils seraient présumés abuser de leur droit de propriété, en manquant à leurs devoirs de pères et de citoyens, que dans tous les temps et chez presque tous les peuples policés, la loi a réservé aux enfants, sous le titre de légitime, une certaine quotité des biens de leurs ascendants. L’ordre public et l’intérêt des familles s’accordent pour que chacun soit maintenu dans le droit de propriété dont résulte la liberté de disposer, à moins qu’il n’y ait des considérations assez puissantes et assez positives pour exiger à cet égard un sacrifice. Le père a contracté, non seulement envers ses enfants, mais encore envers la société, l’obligation de leur conserver des moyens d’existence proportionnés à sa fortune. »

    QUESTIONS

    1. Rédiger l’introduction du commentaire de texte (noté sur 8 points)
    2. Dans cet exposé des motifs, comment Bigot-Préameneu définit-il le droit de disposer à cause de mort ? (noté sur 12 points)

    2018/2019 – Session 2

    Après avoir lu le texte, répondre aux questions :

    Observations du Tribunal d’appel de Limoges, Fenet, tome IV, pp. 4-5

    « Cette autorité (maritale) ne peut pas être l’effet naturel du mariage. L’union des époux n’élève pas l’un au-dessus de l’autre ; elle est le lien de deux êtres égaux et indépendants qui ne peut produire que des droits et des devoirs réciproques. Le projet de code, en rendant hommage à ces principes, ne subordonne pas moins la femme à son mari. Il met l’empire du côté de la force sous la sauvegarde des moeurs. Mais cet empire ne devrait pas s’étendre au-delà de la personne, qui seule est entrée dans le lien du mariage. Comment pourrait-il donc avoir prise sur les biens de la femme ? Ce ne peut pas être par l’effet naturel de l’union conjugale, qui ne saurait embrasser le patrimoine des époux. Si ces biens entrent dans le domaine du mariage, la convention seule peut les y amener : ainsi, sans stipulation particulière, les biens des époux restent hors le contrat et chacun est libre dans leur administration et jouissance.

    Mais non ; ce principe est violé par le projet de Code. La femme ne peut contracter ni ester en jugement sans l’autorisation de son mari. Cette gêne lui est même imposée, lorsqu’elle s’est expressément réservé la jouissance de ses biens, c’est-à-dire, lorsqu’elle n’a pas voulu que son mari en profitât et se mêlât de leur administration. C’est ainsi que la loi contrecarre sa volonté et tend à l’éloigner du mariage. Elle se fonde sans doute sur la présomption de l’incapacité de la femme mariée de gérer les affaires ; comme si les veuves et les femmes non mariées n’étaient pas dans le même cas de cette présomption d’incapacité ou de minorité ; comme si l’aptitude des femmes pour les affaires pouvait être méconnue. »

    QUESTIONS :

    1. Rédiger l’introduction du commentaire de texte (noté sur 8 points)
    2. Quelles sont les parts respectives de l’esprit des siècles et de l’esprit des Lumières dans la doctrine du Tribunal d’appel de Montpellier ? ( noté sur 8 points)
    3. Pour les rédacteurs du projet de code, quelle est la nature juridique des règles justifiant que « cette gêne lui est même imposée, lorsqu’elle s’est expressément réservé la jouissance de ses biens » ? (noté sur 4 points)

  • Relations internationales

    Relations internationales

    Vous trouverez ci-dessous les archives des annales d’examen d’Alter Paris XII. Nous vous remercions de ne pas le diffuser sur les réseaux sociaux.

    Cours du Professeur Arnaud de Nanteuil du second semestre de L1

    Durée : 1 heure

    Aucun document autorisé

    2019/2020

    QCM en distanciel

    2018/2019 – Session 1

    Traiter au choix l’un des deux sujets suivants :

    1. Peut-on parler du système des Nations unies comme d’un gouvernement mondial ?
    2. Dans quelle mesure peut-on aujourd’hui parler d’un déclin de la souveraineté des Etats ?

    2018/2019 – Session 2

    Traiter au choix l’un des deux sujets suivants :

    1. L’Etat est-il toujours aussi central dans les relations internationales contemporaines ?
    2. Les Organisations internationales ont-elles déjà remplacé l’Etat ?
  • Histoire des Etats européens – UE1

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    Cours de Mme Harouel du second semestre de L3

    Traitez l’un des deux sujets au choix :

    2018/2019 – Session 1

    1. Comparez les processus de l’unité allemande et de l’unité italienne
    2. Que pensez-vous de l’impérialisme de Napoléon ?

    2017/2018 – Session 1

    1. Que pensez-vous de la politique extérieure de Bismarck ?
    2. Napoléon et l’Italie

    2016/2017 – Session 2

    1. Le rôle de l’Autriche dans la formation de l’unité italienne
    2. Que pensez-vous de l’unité allemande ?

    2015/2016 – Session 1

    1. Comparez l’unité italienne et l’unité allemande
    2. Les conséquences du Congrès de Vienne sur les Etats européens

    2014/2015 – Session 1

    1. Le Congrès de Vienne et ses conséquences au XIXème siècle
    2. Que pensez-vous de la politique extérieure de Napoléon III