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  • Grève des profs : le mouvement des écrans noirs

    Grève des profs : le mouvement des écrans noirs

    Nous observons depuis quelques jours, une mobilisation des enseignants chercheurs contre la loi de programmation de la recherche. Cette mobilisation a pris un nom : le mouvement des écrans noirs.

    Pourquoi ? Parce que les cours ont lieu en distanciel en ce moment. La grève consiste à ne plus assurer les cours en distanciel et donc les étudiants font face à un écran noir si le prof rejoint la grève. Logique.

    Heureusement, nos professeurs de Droit se joignent à cette mobilisation autrement.

    Tout d’abord, voyons voir ce qu’est ce projet de loi.

    Le projet de loi de programmation pour la recherche ou LPR

    Le projet de loi se présente comme ayant trois ambitions majeures : permettre un meilleur financement de la recherche publique, revaloriser les métiers de la recherche ainsi que permettre à la science de s’ouvrir plus facilement à la société.

    Ce projet de loi a été présenté par la ministre de l’enseignement, Frédérique Vidal, en juillet 2020. Le gouvernement a décidé d’enclencher la procédure accélérée de l’article 45 alinéa 2 de notre Constitution permettant la réunion d’une commission mixte paritaire, composé à moitié de membres du Sénat et de membres de l’Assemblée nationale, après une première lecture par les deux assemblées. Cette procédure accélérée permet au gouvernement d’abréger la discussion parlementaire, elle est utilisée dans les cas où le gouvernement sait implicitement que la discussion risque de s’éterniser à cause d’une opposition parlementaire. Le 9 novembre dernier, la commission est parvenue à trouver un texte de compromis.

    Ce que les profs reprochent à ce projet de loi

    3 dispositions étudiées par la commission mixte paritaire sont très critiquées par le mouvement des écrans noirs. 

    • Une nouvelle voie de recrutement de professeur d’université ignorant le Conseil national des universités (CNU) : Aujourd’hui, c’est le CNU qui décide d’accorder le statut de professeur d’université aux doctorants qui ont passé le concours. Les candidats doivent répondre à des qualifications et à un niveau académique très élevé. De ce fait, le mouvement dénonce cette suppression du rôle du CNU dans la procédure car il signifie une potentielle baisse de niveau de l’enseignement. Le projet de loi prévoit désormais que le doctorant pourra prétendre à devenir un enseignant-chercheur sans passer par le CNU, par la voie d’une commission locale universitaire.

    Cette disposition a donc une conséquence directe sur les étudiants : la perte de la qualité académique des enseignants entraîne nécessairement une baisse de niveau académique nationale.

    • Le discours des enseignants chercheurs devrait être conforme « aux valeurs de la République » : Concrètement, cela veut dire que les professeurs devront avoir un discours qui ne choque pas ou qui n’irait pas à l’encontre de valeurs, dont la notion est très FLOUE et continue de faire l’objet de débats. Qui déterminera le contour précis de ces « valeurs de la République » ? Les enseignants-chercheurs risquent de se censurer par eux-mêmes à cause de cette disposition par crainte qu’une critique soit mal comprise et interprétée.

    Ce que les partisans dénoncent, c’est la perte significative de leur liberté d’expression et corollairement de leur indépendance face à n’importe qui. Rappelons que le principe d’indépendance des enseignants chercheurs a été élevé en principe fondamental reconnu par les lois de la République par le Conseil constitutionnel dans une décision du 20 janvier 1984. Il a été défini dans le code de l’éducation par l’article L 952-2. Néanmoins, cette proposition semble ne pas avoir été retenue par la commission. Ils dénoncent également que cette indépendance pourrait aussi être dangereuse pour les étudiants. En général c’est à cet âge que l’on développe son esprit critique ; il faut donc qu’ils puissent avoir accès à des points de vue qui ne vont pas toujours dans le sens du discours officiel.

    Le principe d’indépendance des enseignants-chercheurs est un principe fondamental reconnu par les lois de la République.

    DC, Conseil constitutionnel, 20 janvier 1984
    • Le délit d’intrusion, réprimant initialement les intrusions dans un établissement scolaire devrait être élargi aux universités : Il viendrait compléter l’article 431-22 du code pénal. En effet, historiquement l’université est protégée de toutes interventions des forces de l’ordre dans l’établissement. Ainsi, cette disposition est également jugée par le mouvement comme portant atteinte à la liberté d’expression. Cela pourrait empêcher la tenue de certaines conférences qui porteraient sur des sujets sensibles.

    En tout état de cause, cette loi est donc critiquée pour ses conséquences néfastes sur les étudiants, et donc sur les citoyens de demain.

    Ca change quoi pour le Droit ?

    En Droit, l’esprit critique est FONDAMENTAL. Il ne peut y avoir d’évolution et d’amélioration du droit s’il n’est pas possible de mettre en place un débat contradictoire, quitte à ce que cela bouscule les convenances bien établies. Aujourd’hui, les professeurs de droit sont libres de nous proposer leur analyse de ce qu’il s’est passé auparavant, de ce qu’il se passe aujourd’hui, de ce qui pourrait advenir demain. Nous entendons régulièrement dans nos cours une critique du fonctionnement actuel, critique plus ou moins prononcée, positive et négative.

    Que nous soyons d’accord ou non avec leurs analyses, cela nous donne d’autres points de vue loin des discours officiels. Cela nous invite à réfléchir et à envisager les choses autrement. Ils nous donnent les clés de compréhension du fonctionnement de la société actuelle. Ils nous donnent les clés de l’argumentation pour qu’à notre tour, nous puissions influencer la construction du droit de demain.

    S’ils ne peuvent plus nous former au débat contradictoire, à l’esprit critique, comment pourrons-nous déterminer ce qui sera une avancée positive ou bien un recul des libertés dans le droit pour les citoyens et la société ?

    Pour cela, il est essentiel que les professeurs de droit conservent un haut niveau académique ainsi qu’une indépendance de leur statut car le droit est complexe, technique et influence directement la vie des citoyens.

    Que peut-on espérer d’une future société où l’éducation perd de sa qualité et dont la liberté d’expression, pourtant déjà récemment meurtri par le meurtre de Samuel Paty, n’est plus si libre ?

    La loi devrait être votée à l’Assemblée nationale le mardi 17 novembre 2020.

    Que pensez-vous de ce mouvement ?

    Un résumé des libertés académiques par la réponse de l’actuelle Ministre de l’enseignement supérieur à une question écrite d’un sénateur en 2019.

  • ALTER défend les cours en hybride

    Suite à l’annonce de la probable mise en place de tous les cours en distanciel le 29 septembre 2020, ALTER Paris XII est intervenu auprès du Président de l’UPEC.

    ALTER Paris XII a défendu les points suivants auprès du Président de l’UPEC afin que le distanciel ne soit pas imposé de façon abrupte et sans la moindre préparation au sein de la Faculté de Droit

    • La Faculté de Droit n’est actuellement pas prête d’un point de vue technique pour la mise en place du distanciel complet sur un délai aussi court.
    • La semaine de rentrée n’est pas représentative des amphis du reste de l’année.
    • Les étudiants, notamment ceux de L1, décrocheront très rapidement et en plus grand nombre que les années précédentes.
    • La plateforme EPREL n’est pas adaptée.
    • Le distanciel peut créer des situations d’isolement pédagogique et psychologique, appliqué à un moment aussi précoce dans l’année.
    • Le distanciel creusera l’inégalité des étudiants, certains ne possèdent pas un environnement de travail propice pour étudier chez eux. Cette inégalité se renforcera au niveau de l’enseignement entre les étudiants qui auront la chance d’avoir des professeurs et des chargés de TD qui maîtriseront les outils de visio-conférence et de live streaming et ceux qui auront des ersatz de cours par les professeurs et chargés de TD qui n’ont pas cette maîtrise. Il est nécessaire d’avoir une uniformité du mode d’enseignement par la mise à disposition d’un outil unique de visio-conférence.
    • L’utilisation prolongée des écrans, comme cela a été constaté pendant le confinement, entraîne des troubles du sommeil, de la concentration et une fatigue oculaire importante non propice à l’apprentissage chez de nombreux étudiants.
    • Une mise en place du distanciel dès maintenant sera forcément chaotique sur un si grand effectif, cela augmentera le stress des étudiants, qui se trouvent déjà dans un climat anxiogène du fait de la situation nationale, participant ainsi à la baisse du système immunitaire.

    Il apparaît essentiel pour ALTER Paris XII que le lien entre les professeurs, l’administration et les étudiants soit maintenu pendant cette période préoccupante afin d’accompagner correctement le passage vers le distanciel au cas où une fermeture de l’université serait prononcée.

    Nous avons fait les propositions suivantes et obtenu :

    • La mise en place des cours hybrides de façon progressive à partir du lundi 05 octobre, prioritairement dans les amphis à fort effectif (principalement en L1 et L2) tel que cela avait été initialement prévu par le Doyen de notre Faculté. Le Président de l’UPEC nous a fait savoir que tout devait être mis en place à ce niveau avant les vacances de la Toussaint.
    • La possibilité du maintien du présentiel dans les cours à petit effectif (L3, Master 1&2).
    • La distribution de masques en tissus.
    • L’augmentation du nombre de spots de gel hydro-alcooliques au sein de la Faculté de Droit.
    • Une intervention d’un personnel formé auprès des étudiants en droit sur le port et l’utilisation correcte des masques de protection.
    • L’application du 100% distanciel uniquement si l’université doit prononcer une fermeture de l’établissement.

    Le Président de l’UPEC nous a informé des dispositions suivantes qui ont été prises par l’UPEC :

    • L’UPEC se dote d’un outil unique de visio-conférence pour permettre à tous les enseignants et chargés de TD d’assurer les cours en visio-conférence de façon uniforme (via Zoom)
    • L’UPEC a mis en place une plateforme permettant aux enseignants de produire des cours sous format vidéo de façon sécurisée que les étudiants pourront regarder en replay (plateforme accessible uniquement avec nos identifiants) : https://pod.u-pec.fr
    • L’UPEC recrute des étudiants « Relais Covid-19 » sous la forme d’emplois-étudiants pour être formé à sensibiliser les étudiants sur l’ensemble des gestes barrières, pour informer les étudiants des procédures à suivre en cas de soupçon de contamination.

    Ainsi, les cours hybrides constitueront la norme pour l’instant, le présentiel est encore possible et le distanciel complet n’aura lieu que si nous y sommes forcés par les autorités.

    Il nous est apparu important de communiquer auprès du Président de l’UPEC le sentiment d’inquiétude qui règne chez les étudiants en Droit, à la fois sur la situation sanitaire mais également sur les modalités pédagogiques.  

    Il n’est pas possible de mettre en place un système d’enseignement si la Faculté de Droit ne dispose pas des moyens d’assurer un enseignement de qualité, néanmoins il devenait urgent de mettre en place un système adapté qui protège les personnes au sein de l’université au regard de la situation sanitaire.

    La mise en place progressive des cours et TD hybrides tient compte à la fois de la situation sanitaire et des besoins pédagogiques actuels. 

    ALTER Paris XII continue d’oeuvrer pendant cette période compliquée pour défendre les intérêts des étudiants en droit.

    Une première étape a été franchi mais il ne s’agit que du début.

  • Droit immobilier

    Cours de M. Marc BILLAU, Mme Marie Alice CHARDEAUX et Noé WAGENER

    Durée de l’épreuve : 1h – aucun document autorisé

    Consignes : Chaque question comprend au moins une proposition inexacte et au moins une proposition exacte.

    Barème : chaque question rapporte 1 point si toutes les bonnes réponses sont cochées sans qu’aucune mauvaise réponse ne le soit. A défaut, aucun point n’est attribué.

    2018/2019 – Session 2

    01) La préoccupation individuelle :

    1. suppose que l’activité de l’entreprise en cause s’exerce en conformité avec la règlementation en vigueur
    2. suppose un trouble de voisinage anormal
    3. suppose que l’activité de l’entreprise en cause se soit poursuivie dans les mêmes conditions après l’installation de la victime
    4. ne joue pas si le trouble de voisinage est anormal
    5. suppose que l’entreprise en cause se soit installée avant la victime

    02) La construction sur le terrain d’autrui de l’article 555 du code civil est :

    1. Un empiètement sur le terrain d’autrui de plus de 50cm
    2. Une construction réalisée par un propriétaire
    3. Une construction dépassant sur le terrain d’autrui
    4. sanctionnée indépendamment de la bonne ou mauvaise foi du constructeur
    5. sanctionnée par la démolition uniquement si le constructeur est de mauvaise foi

    03) L’animus est :

    1. l’élément intentionnel de la détention précaire
    2. l’élément intentionnel de la possession
    3. présumé par le code civil
    4. un acte juridique sur bien
    5. un élément caractéristique de la propriété

    04) La théorie des impenses

    1. est indépendante de la bonne ou mauvaise foi du possesseur
    2. suppose une construction nouvelle réalisée par le possesseur
    3. suppose des améliorations réalisées par le possesseur sur un bâtiment existant
    4. permet au possesseur d’obtenir l’indemnisation des dépenses nécessaires ou utiles
    5. permet au possesseur d’obtenir l’indemnisation des dépenses voluptuaires

    05) La prescription acquisitive trentenaire des immeubles suppose :

    1. Une possession de bonne foi
    2. Une possession équivoque
    3. Une possession réelle
    4. Une détention précaire
    5. Un juste titre

    06) L’usufruit a le droit de conclure seul :

    1. Un bail d’habitation de moins de 9 ans
    2. Un bail rural
    3. Un contrat avec un entrepreneur pour réparer la toiture
    4. Un contrat de vente portant sur le bien objet de l’usufruit
    5. Un contrat de cession de son droit d’usufruit

    07 )Dans l’indivision de droit commun, l’acte de disposition suppose pour être accompli :

    1. Une majorité simple
    2. Une majorité absolue
    3. Une majorité des 3/4 des droits indivis
    4. L’unanimité moins un indivisaire
    5. L’unanimité

    08) Le créancier de l’indivision

    1. peut saisir les parts indivises
    2. est celui dont la créance est née avant l’indivision
    3. est celui dont la créance est née de l’indivision
    4. peut saisir les bien indivis
    5. ne peut pas saisir les biens indivis ni les parts indivises

    Epreuve du 25 avril 2018

    01) Le trouble anomal du voisinage suppose d’établir :

    1. Une faute anormale
    2. Une faute de voisinage
    3. Une faute de négligence
    4. Une faute intentionnelle de voisinage
    5. Aucune faute

    02) L’empiètement est :

    1. Une construction sur le terrain d’autrui
    2. Une construction dépassant sur le terrain d’autrui
    3. Une construction en parpaing
    4. Sanctionné indépendamment de la bonne ou la mauvaise foi du conducteur
    5. Sanctionné si le constructeur est de mauvaise foi

    03) Le corpus est :

    1. Un élément caractéristique de la propriété
    2. Un acte juridique sur bien
    3. Un acte juridique sur un corps
    4. Un acte conservatoire
    5. Un acte matériel sur un bien

    04) La théorie des impenses est indifférente à la bonne foi :

    1. Vrai
    2. Faux
    3. Cela dépend

    05) La prescription abrégée des immeubles suppose :

    1. Une possession réelle
    2. Une possession exempte de vice
    3. Une possession de bonne foi
    4. Une absence de titre
    5. Un juste titre

    06) L’usufruit a le droit de conclure seul :

    1. Un bail d’habitation de moins de 9 ans
    2. Un bail rural
    3. Un bail commercial
    4. Aucun de ces baux
    5. Tous ces baux

    07) Dans l’indivision de droit commun, l’acte d’administration suppose pour être accompli :

    1. Une majorité simple
    2. Une majorité du 1/3 des droits indivis
    3. Une majorité des 2/3 des droits indivis
    4. Une majorité des 3/4 des droits indivis
    5. L’unanimité

    08) Le créancier personnel d’un indivisaire peut :

    1. Peut saisir les biens indivis
    2. Peut saisir la part indivise de l’indivisaire en cause
    3. Peut saisir l’ensemble des parts indivises
    4. Peut demander le partage
    5. Ne peut pas agir

    09) Une servitude peut être acquise par prescription acquisition si elle est :

    1. Continue et non apparente
    2. Discontinue et apparente
    3. Non apparente et discontinue
    4. Apparente et continue
    5. Non apparente et discontinue

    10) L’interversion de titre

    1. Est une action en annulation d’un titre
    2. Est un mécanisme transformant la détention précaire en possession
    3. Est une action dont bénéficie exclusivement le possesseur
    4. Est un mécanisme rendant de bonne foi le possesseur de mauvaise foi
    5. Suppose le fait d’un tiers ou la contradiction au droit du propriétaire

    11) Le plan local d’urbanisme :

    1. est un document d’urbanisme qui s’applique dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants
    2. suppose l’accord du préfet pour être opposable aux tiers
    3. permet au préfet de délivrer lui-même les permis de construire au nom de l’Etat
    4. entraîne l’obligation, pour les permis de construire, d’être conformes au règlement qu’il édicte

    12) Dans les « espaces proches du rivage » au sens du code de l’urbanisme :

    1. on peut construire librement
    2. on dit que « l’extension de l’urbanisation est limitée »
    3. on ne peut pas construire en dehors des « parties actuellement urbanisées »
    4. on applique forcément la loi dite « Littoral »

    13) Un « site patrimonial remarquable » :

    1. permet de protéger des quartiers entiers, comme le quartier du Marais à Paris
    2. s’applique mécaniquement à tous les immeubles situés dans les « abords » d’un monument historique
    3. désigne un site qui a été acquis par le Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres
    4. est classé par décision du ministre chargé de la culture

    14) Le permis de démolir :

    1. n’existe plus en France
    2. existe encore en France
    3. continue d’être exigé lorsque l’immeuble dont la démolition est envisagée est protégé au titre des monuments historiques
    4. continue d’être exigé dans les communes qui ne sont pas dotées d’un plan local d’urbanisme

    15) L’arrêt du Conseil d’Etat du 23 février 1934, Lainé :

    1. annule le plan d’occupation des sols de la ville de Nogent-sur-Marne
    2. reconnaît la possibilité légale de prévoir, sur le territoire d’une commune, des zones grevées de servitudes particulières
    3. déclare illégaux les plans d’aménagement, d’embellissement et d’extension des villes
    4. concerne un plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension des villes institué en application de la loi du 14 mars 1919

    16) La ville de Créteil :

    1. n’a pas été conçue par l’Etat comme une « ville nouvelle » du même type que Cergy-Pontoise ou Evry
    2. n’a jamais réussi à élaborer un plan local d’urbanisme
    3. est une ville qui ne possède aucun immeuble protégé au titre des monuments historiques sur son territoire, en dépit de la présence de quelques bâtiments anciens
    4. a été partiellement érigée en « zone à urbaniser en priorité » à la fin des années 1950

    17) Avec la loi du 9 janvier 1985, dite « Loi Montagne » :

    1. On ne peut plus construire en montagne
    2. L’urbanisation doit être « réalisée en continuité »
    3. On ne peut plus construire de nouvelles stations de ski
    4. L’urbanisation suppose la création d’une « unité touristique nouvelle »

    18) « Paris Rive Gauche » est :

    1. une opération d’aménagement engagée par la Société du Grand Paris, dans le cadre de la préparation du réseau de transport du Grand Paris Express
    2. une une d’aménagement concertée articulée autour de l’avenue de France à Paris
    3. une zone à urbaniser en priorité
    4. une grande opération immobilière d’initiative privée à proximité immédiate de la Bibliothèque nationale de France

    19) Les servitudes d’urbanisme :

    1. sont des servitudes de droit privé
    2. n’entraînent pas privation de la propriété
    3. ne sont jamais indemnisées
    4. ne sont en principe pas indemnisées, sauf exceptions

    20) Conformément à la loi du 5 janvier 1986 dite « Loi Littoral », les constructions :

    1. sont interdites sur une bande littorale de cent mètres
    2. sont interdites sur une bande littorale de cent mètres en dehors des espaces urbanisés, sans exception
    3. sont interdites sur une bande littorale de cent mètres en dehors des espaces urbanisés, sauf quelques rares exceptions
    4. sont grevées sur une bande de trois mètres de largeur d’une servitude destinée à assurer exclusivement le passage des piétons, dès lors qu’elles sont des constructions privées riveraines du domaine public maritime
  • Histoire du droit criminel

    Oral écrit d’une heure – Document autorisé : aucun

    Cours de M. Mickeler

    Répondez ces quatre questions (5 points par question)

    2ème session de juin 2016

    1. L’émergence de la responsabilité pénale dans le droit pénal romain
    2. Les transformations de la preuve entre le XIIIème s. et la fin du Moyen Age
    3. La légitime défense dans l’ancien droit criminel
    4. Les principes de Cesare Beccaria pour réformer la justice criminelle dans la seconde moitié du XVIIIème s.

    2ème session de juin 2017

    1. La procédure criminelle utilisée par les cours féodales jusqu’au XIIIème s.
    2. Décrivez selon quelles modalités doit s’opérer le premier interrogatoire dans le cadre de l’Ordonnance criminelle de 1670
    3. Les états voisins de la démence selon la doctrine et la jurisprudence de l’ancien droit criminel
    4. Les principes de Montesquieu pour réformer la justice criminelle dans la seconde moitié du XVIIIème s.
  • Droit commercial – mineure

    Vous trouverez ci-dessous les archives des annales d’examen d’Alter Paris XII. Nous vous remercions de ne pas le diffuser sur les réseaux sociaux. 

    Oral écrit – 01h30

    Epreuve de mai 2017

    Veuillez répondre aux questions suivantes :

    1) La protection du patrimoine de l’entrepreneur individuel (5 points)

    2) Un commerçant est une personne qui effectue des actes de commerce

    • a) à titre onéreux et accessoire
    • b) de manière régulière et à titre de salarié
    • c) de manière habituelle et pour son propre compte

    3) Un fonds de commerce comprend nécessairement

    • a) un nom commercial et une marque
    • b) une clientèle
    • une société

    4) Une marque

    • a) est un signe distinctif qui protège une invention pendant 10 ans sur le territoire français
    • b) est un signe distinctif servant à identifier des produits et conférant un monopole d’exploitation sur le territoire français pour 10 ans, renouvelable indéfiniment
    • c) est un signe distinctif qui protège une invention pendant 25 ans sur le territoire français

    5) L’acte de cession d’un fonds de commerce doit mentionner obligatoirement

    • a) le chiffre d’affaires
    • b) la clientèle
    • c) les biens immobiliers

    6) Un auto-entrepreneur

    • a) paie des charges sociales seulement s’il a un chiffre d’affaires
    • b) paie des charges, peu important son chiffre d’affaires
    • c) ne paie jamais de charges sociales, car il est salarié

    7) Un auto-entrepreneur est

    • a) une société
    • b) une société unipersonnelle
    • c) un petit entrepreneur individuel
    • d) un entrepreneur individuel qui crée une société

    8) Les associés ont des droits pécuniaires. Ils ont, à cet égard, le droit

    • a) d’être remboursés d’un prêt
    • b) de partager, le cas échéant, les bénéfices
    • c) de participer aux décisions collectives et de voter

    9) L’EURL détient

    • a) un patrimoine social
    • b) un patrimoine professionnel et un patrimoine personnel

    10) Un associé d’une société civile qui a apporté 40% du capital social est tenu de payer, si la société ne le peut,

    • a) la totalité de la dette sociale
    • b) 40% de la dette sociale
    • c) aucune dette sociale

    11) Une société par actions simplifiée compte

    • a) au minimum un associé
    • b) au minimum sept associés
    • c) au minimum deux associés

    12) Un dirigeant révocable ad nutum

    • a) ne perçoit jamais de dommages et intérêts
    • b) perçoit toujours des dommages et intérêts
    • perçoit des dommages et intérêts en cas d’abus

    13) Deux sociétés peuvent avoir la même dénomination sociale

    • a) si elles ne sont pas concurrentes et si elles sont situés dans des zones géographiques différentes
    • b) si elles font partie du même groupe de sociétés
    • c) si elles ont la même activité économique

    14) Dans une lettre de change, le tiré est

    • a) le porteur
    • b) le créancier du tireur
    • c) le débiteur du tireur, qui doit régler le montant au bénéficiaire
    • d) le bénéficiaire de l’opération

    15) Les créances d’un commerçant

    • a) peuvent être cédées par bordereau Dailly
    • b) peuvent être cédées par carte bancaire
    • c) ne peuvent jamais être cédées

    16) Un apport en industrie est

    • a) l’apport d’une machine
    • b) l’apport d’une somme d’argent
    • c) l’apport du travail (sans lien de subordination) d’une personne

    Epreuve de juin 2017

    1) Qu’est-ce qu’un associé ? (5 points)

    2) Un fonds de commerce peut comprendre

    • a) un immeuble
    • b) un commerce
    • c) une marque

    3) Un brevet

    • a) est un signe distinctif servant à identifier des produits et conférant un monopole d’exploitation sur le territoire français pour 10 ans, renouvelable indéfiniment
    • b) est un titre qui confère à son titulaire le droit exclusif d’exploiter une invention pendant dix ans
    • c) est un signe distinctif qui protège une invention pendant 25 ans sur le territoire français
    • d) est un titre qui confère à son titulaire le droit exclusif d’exploiter une invention pendant vingt ans

    4) Le consentement d’un associé peut être vicié

    • a) par un object social illicite
    • b) par une réticence dolosive
    • c) par une incapacité

    5) Un associé titulaire d’un compte courant d’associé est

    • a) débiteur de la société
    • b) créancier de la société
    • c) associé majoritaire

    6) Un dirigeant de société civile

    • a) dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société
    • b) dispose, dans le cadre de l’objet social, des pouvoirs les plus étendus pour représenter la société à l’égard des tiers
    • c) dispose du pouvoir de représenter la société à l’égard des tiers, seulement s’il est associé

    7) Un associé de société en nom collectif est tenu de façon illimitée et solidaire des dettes sociales. Après avoir poursuivi la SNC, un créancier peut donc demander à l’associé de payer

    • a) la totalité des dettes sociales
    • b) aucune dette sociale
    • c) une partie des dettes sociales à proportion de sa part dans le capital social

    8) Une société cotée peut être

    • a) une société civile
    • b) une société anonyme
    • c) une société à responsabilité limitée
    • d) une entreprise à responsabilité limitée

    9) Le tiré qui a accepté la lettre de change

    • a) est le bénéficiaire de la provision
    • b) peut céder la lettre de change à un autre porteur
    • c) ne peut soulever d’exceptions à l’égard du bénéficiaire de bonne foi

    10) Le financement participatif par souscription de titres

    • a) permet à une société par actions simplifiées de lever jusqu’à 2,5 millions d’euros par an
    • b) permet à une société à responsabilité limitée de lever jusqu’à 1 million d’euros par an
    • c) est interdit dans les sociétés par actions simplifiées

    11) L’EIRL

    • a) a un patrimoine social
    • b) n’a pas de patrimoine
    • c) peut avoir plusieurs patrimoines professionnels

    12) Dans une cession Dailly, la cession des créances

    • a) résulte de la seule remise du bordereau à l’établissement de crédit
    • b) s’opère selon les modalités des articles 1321 et suivants du code civil
    • c) doit être acceptée par le tiré

    13) Une société anonyme est dirigée par

    • a) un président-directeur général
    • b) un gérant
    • c) un président

    14) Un associé de société à responsabilité limitée détient des parts sociales. Il peut céder celles-ci à des tiers

    • a) seulement avec l’agrément des autres associés
    • b) sans l’agrément des autres associés

    15) Un entrepreneur qui utilise comme nom commercial un nom déjà employé par une entreprise concurrente

    • a) risque d’être condamné pour contrefaçon
    • b) risque d’être condamné pour concurrence déloyale
    • c) risque d’être condamné pour parasitisme

    16) Une lettre de change

    • a) peut être cédée par le bénéficiaire et endossée par un nouveau porteur
    • b) peut être cédée par le bénéficiaire mais ne peut plus être endossée par un nouveau porteur
    • c) peut être cédée par le bénéficiaire seulement avec l’accord du tiré

    Epreuve de juin 2018

    Il n’y a qu’une seule bonne réponse. Les codes ne sont pas autorisés.

    Attention ! Durée : 45 mn

    1) Un micro-entrepreneur qui exerce une activité commerciale

    • a) n’a pas besoin d’être immatriculé au registre du commerce et des sociétés
    • b) doit toujours s’immatriculer au registre du commerce et des sociétés
    • c) n’a pas besoin d’être immatriculé au registre du commerce et des sociétés, si son chiffre d’affaires est inférieur à 80 000 euros
    • d) doit s’immatriculer au registre du commerce et des sociétés, seulement si son chiffre d’affaires est supérieur à 80 000 euros

    2) Un entrepreneur individuel à responsabilité limitée doit

    • a) remplir une déclaration d’insaisissabilité pour déclarer ses résidences secondaires insaisissables
    • b) remplir une déclaration d’insaisissabilité pour déclarer ses biens mobiliers et immobiliers insaisissables
    • c) remplir une déclaration d’affection pour déclarer certains de ses biens mobiliers et immobiliers insaisissables
    • d) remplir une déclaration d’affection pour déclarer certains de ses biens mobiliers et immobiliers, affectés à l’usage professionnel, insaisissables

    3) Un salarié qui effectue un acte de commerce

    • a) est un commerçant
    • b) est un commerçant si les actes accomplis sont réguliers et habituels
    • c) n’est pas un commerçant

    4) Deux commerçants qui contractent un prêt

    • a) sont tenus conjointement de la dette
    • b) sont tenus solidairement de l’engagement passé
    • c) sont tenus à l’égard des créanciers seulement si une société est constituée

    5) Un artisan employant 61 salariés

    • a) doit être enregistré au registre du commerce et des sociétés
    • b) demeure inscrit au seul répertoire des métiers
    • c) cesse son activité

    6) Une personne accomplissant, à titre régulier et habituel, une activité agricole

    • a) doit s’enregistrer au registre du commerce et des sociétés
    • b) ne doit pas s’enregistrer au registre du commerce

    7) Un fonds de commerce peut comprendre

    • a) un immeuble
    • b) un commerce
    • c) une marque

    8) Un brevet

    • a) est un signe distinctif servant à identifier des produits et conférant un monopole d’exploitation sur le territoire français pour 10 ans, renouvelable indéfiniment
    • b) est un titre qui confère à son titulaire le droit exclusif d’exploiter une invention pendant 10 ans
    • c) est un signe distinctif qui protège une invention pendant 25 ans sur le territoire français
    • d) est un titre qui confère à son titulaire le droit exclusif d’exploiter une invention pendant vingt ans

    9) Un associé titulaire d’un compte courant d’associé est

    • a) débiteur de la société
    • b) créancier de la société
    • c) associé majoritaire

    10) Les associés ont des droits extra-pécuniaires. Ils ont, à cet égard, le droit

    • a) d’être remboursés d’un prêt
    • b) de partager, le cas échéant, les bénéfices
    • c) de participer aux décisions collectives et de voter

    11) Le droit de vote d’un associé

    • a) peut être supprimé par les statuts
    • b) ne peut jamais être supprimé par la loi
    • ne peut jamais être supprimé par les statuts

    12) Un dirigeant de société civile

    • a) dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société
    • b) dispose dans le cadre de l’objet social, des pouvoirs les plus étendus pour représenter la société à l’égard des tiers
    • c) dispose du pouvoir de représenter la société à l’égard des tiers, seulement s’il est associé

    13) Un actionnaire de société anonyme

    • a) est tenu de façon illimitée et solidaire des dettes sociales
    • b) est tenu à proportion de sa part dans le capital social
    • c) est tenu à hauteur de sa part dans le capital social

    14) Dans une cession Dailly, le débiteur du cédant, après avoir été notifié de la cession par ce dernier,

    • a) ne peut plus régler sa dette entre les mains du cédant
    • b) doit payer sa dette immédiatement, auprès du cédant

    15) Une société anonyme est dirigée par

    • a) un président-directeur général
    • b) un conseil d’administration
    • c) un gérant
    • d) un président

    16) Un associé de société à responsabilité limitée détient des parts sociales. Il peut céder celles-ci à des tiers

    • a) seulement avec l’agrément des autres associés
    • b) sans l’agrément des autres associés

    17) Un entrepreneur qui utilise comme nom commercial un nom déjà employé par une entreprise concurrente

    • a) risque d’être condamné pour contrefaçon
    • b) risque d’être condamné pour concurrence déloyale
    • c) risque d’être condamné pour parasitisme

    18) Une lettre de change

    • a) peut être cédée par le bénéficiaire et endossée par un nouveau porteur
    • b) peut être cédée par le bénéficiaire mais ne peut plus être endossée par un nouveau porteur
    • c) peut être cédée par le bénéficiaire avec l’accord du tiré

    19) Une société comprend

    • a) nécessairement des apports en numéraire et en industrie
    • b) nécessairement des apports en numéraire ou en nature
    • c) nécessairement des parts sociales
    • d) nécessairement des actions

    20) L’acte de cession d’un fonds de commerce doit mentionner obligatoirement

    • a) le chiffre d’affaires
    • b) le patrimoine de l’entreprise
    • c) la clientèle
    • d) les marques détenues
  • Droit institutionnel de l’UE – Mineure

    Vous trouverez ci-dessous les sujets d’examen se trouvant dans les archives d’Alter Paris XII. Merci de ne pas les diffuser sur les réseaux sociaux.

    Cours du Professeur Stéphane de La Rosa

    Oral-écrit d’une heure – Aucun document autorisé

    Consignes générales

    La partie QCM est composée de 16 questions (8 questions vrai/faux ; 4 questions QCM pour lesquelles une seule réponse est possible ; 4 questions QCM pour lesquelles une ou plusieurs réponses sont possibles, seules les réponses complètes sont prises en compte).

    Les réponses au QCM doivent impérativement être reportées sur la grille de réponse jointe au sujet ; toute réponse raturée ou des croix à cheval entre différentes cases seront considérées comme des réponses nulles.

    Epreuve 2016/2017

    I. Vrai / Faux (4 points)

    1) La Charte des droits fondamentaux de l’Union reconnaît, de manière identique, les mêmes droits et libertés que ceux contenus dans la Convention européenne des droits de l’homme.

    Vrai / Faux

    2) Dans le cadre de l’exercice d’une compétence exclusive, l’Union européenne doit respecter le principe de subsidiarité

    Vrai / Faux

    3) Le traité instituant la Communauté économie européenne de 1957 (traité de Rome) contenait une répartition des compétences entre l’Union et les Etats membres.

    Vrai / Faux

    4) Dans le système juridique de l’Union, les sources internationales, issues des traités et accords internationaux et de la coutume, ont une autorité supérieure au droit primaire

    Vrai / Faux

    5) Un règlement est toujours d’effet direct en droit de l’Union

    Vrai / Faux

    6) L’initiative législative repose exclusivement sur la Commission en droit de l’Union

    Vrai / Faux

    7) Le Conseil statue toujours à la majorité qualifiée

    Vrai / Faux

    8) Le droit de retrait d’un Etat membre de l’Union est prévu par l’article 50 du TUE

    Vrai / Faux

    II. Questions à choix multiples I (4 points)

    9) Laquelle de ces compétences n’est pas une compétence partagée de l’Union :

    • a) La Politique Agricole Commune
    • b) la politique commerciale commune
    • c) la politique des transports
    • d) la politique de l’environnement

    10) La procédure législative ordinaire

    • a) permet au Conseil d’avoir le dernier mot pour l’adoption des actes législatifs
    • b) est utilisée dans le cadre de la Politique Etrangère et de Sécurité Commune
    • c) se caractérise par le recours à l’unanimité au sein du Conseil
    • d) est la procédure de droit commun pour l’adoption de la plupart des actes législatifs

    11) Dans son arrêt Akerberg Fransson (CJUE, 7 mai 2013, C-617/10), la Cour de justice a considéré qu’un justiciable peut invoquer la Charte des droits fondamentaux de l’Union :

    • a) en toutes circonstances ;
    • b) uniquement pour contester la légalité d’une mesure de droit dérivé
    • c) uniquement pour protéger les droits subjectifs contenus dans la Charte, à l’exclusion des principes ;
    • d) pour contester une mesure interne qui présente un facteur de rattachement au droit de l’Union

    12) Dans son arrêt Inter environnement Wallonie (CJUE, 18 décembre 1997, C-129/96), la Cour de justice a considéré qu’une directive :

    • a) peut être invoquée avant son délai de transposition, uniquement pour contester des mesures nationales de nature à compromettre sérieusement la réalisation de l’objectif de la directive ;
    • b) peut être invoquée après son délai de transposition, si elle est suffisamment précise et inconditionnelle ;
    • c) ne peut être invoquée entre des particuliers ;
    • d) n’est jamais d’effet direct

    III. Questions à choix multiples II (4 points)

    13) En vertu du principe de primauté :

    • a) les Etats ne peuvent édicter de droit interne contraire au droit de l’Union ;
    • b) le juge interne est habilité à écarter la norme interne contraire, en vertu de la jurisprudence Simmenthal ;
    • c) un justiciable peut saisir la Cour de justice ;
    • d) toutes les normes du droit de l’Union sont d’effet direct.

    14) L’union européenne s’est élargie :

    • a) en 1986, à l’Espagne et au Portugal ;
    • b) en 1981, à la Grèce ;
    • c) en 1972, au Royaume Uni, à l’Irlande et au Danemark ;
    • d) en 2014, à l’Islande

    15) En s’appuyant sur l’article 88-1 de la Constitution, la jurisprudence du Conseil constitutionnel reconnaît :

    • a) que lors de l’examen de constitutionnalité de la loi de transposition, un examen général de sa conformité avec le droit de l’Union est possible ;
    • b) que la transposition d’une directive ne peut aller à l’encontre d’un principe inhérent à l’identité constitutionnelle de la France ;
    • c) qu’il existe une exigence constitutionnelle de transposition des directives
    • d) qu’un contrôle de l’incompatibilité manifeste de la loi de transposition avec la directive est possible

    16) Une juridiction nationale peut, sur le fondement de l’article 267 du TFUE :

    • a) soulever une question préjudicielle si elle a la qualité de « juridiction » au sens de la jurisprudence de la Cour ;
    • b) soulever une question préjudicielle en interprétation ou en appréciation de validité
    • c) soulever une question uniquement s’il s’agit d’une juridiction suprême ;
    • d) soulever une question préjudicielle en sa qualité de juge de droit commun de l’Union.

    IV. Analyse de jurisprudence (12 points)

    A – L’arrêt de grande chambre Melki et Abdeli (CJUE, 22 juin 2010, aff. jtes. C-188/10), énonce (pt.43) : « la Cour a déjà jugé que le juge national chargé d’appliquer, dans le cadre de sa compétence, les dispositions du droit de l’Union a l’obligation d’assurer le plein effet de ces normes en laissant au besoin inappliquée, de sa propre autorité, toute disposition contraire de la législation nationale, même postérieure, sans qu’il ait à demander ou à attendre l’élimination préalable de celle-ci par voie législative ou par tout autre procédé constitutionnel (voir, notamment, arrêt Simmenthal) ». Comment comprenez-vous cet extrait d’arrêt? (15 lignes)

    B – Dans son arrêt du 16 avril 2015, Parlement c. Conseil (aff. htes. C-317/13 et C-679/13), la Cour a rappelé (pt. 42) que « dans la mesure où les règles relatives à la formation de la volonté des institutions de l’Union sont établies par les traités et ne sont à la disposition ni des Etats membres ni des institutions elles-mêmes, seuls les traités peuvent, dans des cas particuliers, habiliter une institution à modifier une procédure décisionnelle qu’ils établissent. Dès lors, reconnaître à une institution la possibilité d’établir des bases juridiques dérivées, que ce soit dans le sens d’un renforcement ou dans celui d’un allègement des modalités d’adoption d’un acte, reviendrait à lui attribuer un pouvoir législatif qui excède ce qui est prévu par les traités« . Comment comprenez-vous cet extrait d’arrêt ? (15 lignes)

  • Histoire des institutions publiques – mineure

    Vous trouverez ci-dessous les archives des annales d’examen d’Alter Paris XII. Nous vous remercions de ne pas le diffuser sur les réseaux sociaux. 

    Cours de Monsieur Mickeler

    Oral-écrit d’une heure – Document autorisé : aucun

    Epreuve de 2014 – 1ere session

    Répondez à ces quatre questions (5 points par question) :

    1. La nature contractuelle du pouvoir royal sous les derniers Carolingiens
    2. Les obligations respectives du seigneur et du vassal dans le cadre du contrat féodo-vassalique
    3. Le principe de la continuité de l’Etat
    4. Le Chancelier dans le gouvernement royal de l’ancienne France

    Epreuve de juin 2015

    Répondez à ces quatre questions (5 points par question) :

    1. La personnalisation du pouvoir sous les Mérovingiens (481-751)
    2. La rénovation du sacre sous les premiers Capétiens (XI-XIIIèmes s.)
    3. Les arguments des légistes français pour justifier le principe de masculinité
    4. La règle de catholicité (XVIème S.)

    Epreuve d’avril 2016

    Répondez à ces quatre questions (5 points par question) :

    1. L’instauration du sacre et ses conséquences sous les Carolingiens
    2. Le retour au principe dynastique sous les premiers Capétiens (fin Xème s. – fin du XIIIème s.)
    3. La théorie statutaire de Jean de Terre Vermeille (début du XVème s.)
    4. Les pouvoirs du Parlement au Bas Moyen-Age (jusqu’à la fin du XVème s.)

    Epreuve de juin 2016

    Répondez à ces quatre questions (5 points par question) :

    1. Le caractère patrimonial du pouvoir chez les Mérovingiens (481-751)
    2. Les obligations respectives du seigneur et du vassal dans le cadre du contrat féodo-vassalique
    3. Le principe de la continuité de l’Etat
    4. La concertation dans le cadre du Conseil du roi au Bas Moyen Age (jusqu’à la fin du XVème s.)

    Epreuve de mai 2017

    Répondez à ces quatre questions (5 points par question) :

    1. Le caractère patrimonial du pouvoir chez les Mérovingiens (481-751)
    2. Les principes de la théorie de la suzeraineté
    3. Le principe d’inaliénabilité du Domaine de la Couronne
    4. Les compétences des états généraux au Bas Moyen Age (jusqu’à la fin du XVème s.)

    Epreuve de juin 2017

    Répondez à ces quatre questions (5 points par question) :

    1. L’institutionnalisation des liens personnels dans le gouvernement sous les Carolingiens
    2. La rénovation du sacre sous les premiers Capétiens (XI-XIIIèmes s.)
    3. La succession problématique au trône de France en 1316
    4. Les principales applications de la théorie de la souveraineté dans le gouvernement royal du Bas Moyen Age (jusqu’à la fin du XVème s.)

    Epreuve d’avril 2018

    Répondez à ces quatre questions (5 points par question) :

    1. La nature contractuelle du pouvoir royal sous les derniers Carolingiens
    2. Le retour au principe dynastique sous les premiers Capétiens (fin Xème – fin du XIIIè s. )
    3. La succession problématique au trône de France en 1316
    4. Le Chancelier dans le gouvernement royal de l’ancienne France
  • Droit institutionnel de l’UE – Fonda

    Vous trouverez ci-dessous les archives des annales d’examen d’Alter Paris XII. Nous vous remercions de ne pas le diffuser sur les réseaux sociaux.

    Durée 3 heures

    Epreuve 2016/2017

    L’étudiant traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants. Aucun document autorisé.

    1er sujet : Dissertation

    Vous développerez une réflexion personnelle, structurée sur une problématique que vous aurez pris soin de dégager, sur le sujet suivant :

    Le contrôle de la hiérarchie des normes en droit de l’Union

    2ème sujet : Commentaire d’arrêt

    Vous commenterez l’extrait, ci-dessous, de l’arrêt de grande chambre du 19 avril 2016, Dansk Industri c. Karsten Rasmussen, aff. C.-441/14

    Lien : Texte intégral

    Vous veillerez, dans votre commentaire, à souligner la protection des droits fondamentaux, la portée des principes généraux du droit de l’Union, l’invocation de la directive ainsi que le rôle du juge national.

    3ème sujet : Commentaire de texte

    Vous rédigerez un commentaire du Protocole n°2 annexé au Traités sur le Fonctionnement de l’Union européenne.

    Votre commentaire, structuré, mettra en avant le rôle du principe de subsidiarité, son contrôle politique et juridictionnel, les conséquences du présent protocole sur le processus décisionnel et l’adoption des actes législatifs en droit de l’Union.

    Lien : Texte intégral

    Epreuve 2017/2018

    L’étudiant traitera, au choix, l’un des deux sujets suivants.

    Documents autorisés : plan du cours, Traité sur l’UE et Traité sur le fonctionnement de l’UE

    1er sujet : Dissertation

    Vous développerez une réflexion personnelle, structurée sur une problématique que vous aurez pris soin de dégager, sur le sujet suivant :

    La préservation des compétences étatiques dans le système juridique de l’Union européenne

    2ème sujet : Commentaire d’arrêt

    Vous commenterez l’extrait, ci-dessous, de l’arrêt de grande chambre du 19 avril 2016, CJUE, 27 octobre 2016, Emil Milev, C-439/16 PPU

    Lien : Texte intégral

    Vous veillerez, dans votre commentaire, à souligner la protection des droits fondamentaux, l’articulation entre le droit de l’UE et la CEDH, l’invocation de la directive et ses modalités ainsi que le rôle du juge national.

  • Histoire des institutions publiques – Fonda – L2S4

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    Cours de Monsieur Mickeler

    Durée : 3 heures – Aucun document autorisé

    Epreuve de juin 2019

    Choisissez un des deux sujets de dissertation :

    1. Comment les premiers Capétiens (jusqu’à Louis IX mort en 1270) sont-ils parvenus à restaurer le pouvoir royal ?
    2. Gouvernement à grand conseil et souveraineté au Bas Moyen Age (jusqu’à la fin du XVème s.)

    Epreuve de juin 2015

    Choisissez un des deux sujets de dissertation :

    1. Les Carolingiens sont-ils parvenus à restaurer la Res publica entre le milieu du VIIIème siècle et la fin du IXème siècle ?
    2. La Couronne et la famille capétienne aux XIV-XVèmes siècles ?

    Epreuve d’avril 2016

    Texte avec questions

     » Le seul pouvoir qui serait en mesure de tempérer le pouvoir royal serait l’assemblée des états qui représente le royaume, comme l’Angleterre et l’Ecosse sont représentés par leur Parlement, et comme l’Allemagne l’est par sa Diète. On les convoquait jadis tous les ans, ou bien toutes les fois qu’on avait à délibérer sur quelque chose d’une grande ampleur. Cela s’appelait tenir les états.

    Les anciens rois souffraient leur autorité […]. Mais lorsque les rois ont commencé à vouloir toujours plus qu’il ne leur était dû, la convocation des états est tombée peu à peu en désuétude […]. Du temps de Louis XI, celui qui proposait de les assembler était traité de rebelle […]. Depuis ce temps-là, on n’a convoqué les états qu’en 1484, lorsque Charles VIII succéda à la Couronne. Comme le Prince était mineur, il fallait régler tout ce qui tenait au gouvernement du royaume.

    François II (Roi de France de 1559 à 1560) les a convoqués l’année dernière… Après la mort de François, comme Charles IX (Deuxième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, il régna de 1560 à 1574) était en bas âge, on continua à les tenir assemblés. Mais autant les états servaient jadis à régler les affaires, autant en dernier lieu, ils contribuaient à les déranger. Aussi, est-il à croire que cette coutume tombera en désuétude et que le pouvoir du roi s’en accroîtra davantage encore. « 

    Extrait de Relation des ambassadeurs vénitiens sur les affaires de France (1561)

    QUESTIONS

    1. Les compétences des Etats généraux au Bas Moyen Age (jusqu’à la fin du XVème siècle) (4 points)
    2. Exposez la théorie statutaire de Jean de Terre Vermeille (début du XVème siècle) (4 points)
    3. Répondez à ce sujet sous forme de dissertation : L’affirmation du pouvoir royal de Louis XI (dit aussi Saint Louis, 1226-1270) à Louis XI (1461 – 1483) (12 points)

    Epreuve d’avril 2017

    Texte avec questions

    « Pleurez, race des Francs, car l’Empire, élevé par la faveur du Christ, gît dans la poussière… Toute la quiétude de la paix se détruit dans d’âpres rivalités… Il n’y avait qu’un chef, et, soumis à son autorité, il n’y avait aussi qu’un peuple. Les gens vivaient dans la paix et la force des armes frappait d’épouvante l’ennemi… Une justice fréquemment en éveil mettait le crime en fuite. La crainte incitait les uns à respecter les lois ; pour d’autres, c’était l’amour…

    Mais à présent, ce pouvoir sublime tombé d’une cime si altière … est foulé aux pieds de tous, dépouillé de sa couronne. L’Empire a perdu en même temps et son nom et sa splendeur. l’unité royale s’est brisée, tirée au sort en trois morceaux, et il n’est personne qui n’estime désormais y être l’empereur. Au lieu d’un roi, il n’y a que des roitelets ; au lieu d’un royaume, il n’y a que des débris de royaume. Le bien commun n’est plus reconnu ; chacun ne veille qu’à ses intérêts, tout devient sujet à soucis. L’atroce dévastation des pays, l’émoi des souverains, les guerres furieuses et les déchirements de l’Etat sèment de continuelles terreurs sur un monde malheureux… Et les hommes invoquent la paix, mais le bonheur de la paix n’est nulle part ».

    Extrait d’un poème rédigé vers 860 par un clerc lyonnais, Florus.

    QUESTIONS

    1. Le principe de masculinité dans la dévolution royale française et les arguments des légistes français pour le justifier (4 points)
    2. Le Parlement était-il en mesure de limiter la souveraineté royale à la fin du Moyen Age? En répondant à cette question, vous exposerez les pouvoirs du Parlement au Bas Moyen Age (jusqu’à la fin du XVème siècle) (4 points)
    3. Répondez à ce sujet sous forme de dissertation : Les Carolingiens sont-ils parvenus à restaurer la Des publics entre le milieu du VIIIème siècle et la fin du IXème siècle ? (12 points)

    Epreuve de juin 2017

    Choisissez un des deux sujets de dissertation :

    1. Comment les premiers Capétiens (jusqu’à Louis XI mort en 1270) sont-ils parvenus à restaurer le pouvoir royal?
    2. Exposez les règles de dévolution de la Couronne telles qu’elles se sont dégagées au Bas Moyen Age (jusqu’à la fin du XVème s.)
  • Droit commercial – Fonda – L2S4

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    Veuillez traiter l’un des deux sujets suivants. Les codes annotés mais non commentés sont autorisés.

    Durée : 3 heures

    Epreuve du 27 avril 2017

    1er sujet : Dissertation

    La protection du patrimoine de l’entrepreneur individuel

    2ème sujet : Cas pratique

    1. Lors de l’assemblée générale des associés du 20 avril, Mme JOUVE a été révoquée sans ménagement de ses fonctions de gérant de la société à responsabilité limitée INFORMATIK. Elle n’a pu défendre son bilan, ni s’expliquer devant les associés. Selon elle, sa connaissance du marché des logiciels 3D et son sens de l’initiative sont largement à l’origine de l’augmentation spectaculaire du chiffre d’affaires de la SARL. Par ailleurs, elle a été profondément choquée par le comportement de M. LEPETIT, associé majoritaire, qui l’a insultée. Elle a dû interrompre son intervention à peine quelques mots prononcés. Quelles actions peut éventuellement intenter Mme JOUVE ? (6 points)
    2. M. ROUSSEL a acheté, le 16 mars 2017, un fonds de commerce – une boulangerie – situé à Toulouse. La durée du bail commercial n’est pas mentionnée sur l’acte de vente. Or, M. ROUSSEL vient d’apprendre que le bail reste à courir pour 18 mois seulement. Que peut-il faire? Il craint que le cédant, M. PIERRE, ait cherché à le tromper. (6 points)
    3. Mme SAVIGNON possède un salon de coiffure, rue de l’Odéon à Paris. Passionnée par son métier, elle a rapidement connu un grand succès : 18 personnes (coiffeurs, coloristes…) travaillent désormais pour elle. Elle a même lancé une ligne de produits de soins capillaires qui se vendent dans la France entière et représentent près de la moitié de son chiffre d’affaires. Elle passe désormais la plupart de son temps à développer son site de vente sur Internet et à démarcher de nouveaux clients. Elle vous demande conseil. Depuis 2012, elle est enregistrée au Répertoire des métiers. Or, un de ses amis est persuadé qu’elle devrait s’immatriculer au Registre du commerce et des sociétés. Qu’en pensez-vous? (5 points)
    4. M. DURAND, commerçant, est créancier de la SARL TERTIA. Cette dernière lui doit 7500 euros, somme qu’il lui faudra régler le 12 octobre 2017. M. DURAND a besoin de liquidités, immédiatement. Peut-il céder cette créance par bordereau Dailly à la BANQUE DE CRETEIL? Quels sont les avantages de cette opération ? (3 points)

    Epreuve du 23 juin 2017

    1er sujet : Dissertation